“Peu de femmes portent plainte”
Par exemple (si l’auteur a usé de la force), de menaces, de tromperie et s’il a abusé de son autorité ou d’une situation de vulnérabilité (due à l’âge, une récente migration, une maladie, une infirmité, une déficience physique ou psychique ou un état de grossesse), il s’expose à une peine plus sévère. Le fait de commettre une agression à l’encontre d’unE travailleurSE du sexe dans le cadre de son activité est une circonstance aggravante. Le fait que vous soyez unE travailleurSE du sexe connuE comme telLE par la police n’autorise pas la police à contrôler toute personne ayant une interaction avec vous pour vérifier qu’elle ne s’apprête pas à acheter des services sexuels. La police ne pourra toutefois par arrêter une travailleurSE du sexe et le/la mettre en garde à vue, à moins qu’elle ne la soupçonne d’une autre infraction. Les travailleurSEs du sexe pourront toutefois servir de témoin à la police pour qu’elle ait une preuve de l’infraction.

Cela signifie qu’au PIaMP (nous ne faisons pas d’intervention pour faire cesser la prostitution), sauf si c’est ce que les jeunes veulent. La demande d’incorporation a donc été présentée avec ce nom, ce qui a été refusé par les autorités gouvernementales. Il fallait aussi un nom qui témoignait du soutien que l’organisme entendait proposer aux jeunes. Il y a aussi des émissions radio comme le podcast Brise-Glace où est exposé le témoignage d’une assistante sexuelle. Les milieux artistiques commencent de plus en plus à s’emparer du sujet en donnant ainsi vie aux nombreuses problématiques sur la sexualité et le handicap que soulève l’assistanat sexuel. Bien qu’il existe des formations et que cette activité soit légale en Suisse (les assistants sexuels ont le même statut que les travailleurs du sexe dans la plupart des cantons), ce que regrettent les assistants sexuels.
En mars 2016, une opération d’infiltration a été réalisée par le Service de police de Laval pour lutter contre la prostitution juvénile sur son territoire, ciblant les clients cherchant à obtenir des faveurs sexuelles de jeunes filles de moins de 18 ans. Peu de femmes osent porter plainte, car elles ne se considèrent pas comme des victimes”, s’attriste Jennifer Pailhé, présidente de l’association Nos ados oubliés. Ce n’est pas une question de ménage ou de garde d’enfants, mais d’échanges sexuels en guise de loyer. Il s’adresse principalement aux étudiantes et aux femmes en situation précaire par le biais de petites annonces sur Internet. Écoutez toujours attentivement les récits des victimes et évitez d’interpréter ou de juger leur témoignage.
Pour en savoir plus, consultez les publications suivantes :
12-17 ans Les maisons des jeunes existent pour créer des espaces où tu peux te retrouver et échanger avec d’autres jeunes. Info-aide violence sexuelle propose un service d’écoute (de soutien et de référence), disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Selon tes besoins et tes aspirations, tu pourras bénéficier d’un accompagnement et d’un soutien. Il est essentiel d’en parler si tu te reconnais dans l’un de ces éléments. La prostitution consiste à offrir des services sexuels en échange de biens ou de services. La traite des personnes implique de recruter (transporter), transférer, héberger ou accueillir des individus dans le but de les exploiter.

La pénalisation des clients est une contravention la 1ère fois et un délit en récidive. En récidive (s’il achète à nouveau des services sexuels après avoir été condamné une première fois), le client s’expose à une amende de 3750 euros. Selon le cas (unE travailleurSE du sexe peut donc être considéréE soit comme l’auteur soit comme la victime d’une infraction), voire les deux à la fois.
Nous nous efforçons également de soutenir les organisations communautaires défendant les droits des travailleurs du sexe. Cette initiative vise à garantir que ceux qui choisissent cette activité le fassent dans le respect de leurs droits. Nous adoptons une position totalement centrée sur la protection des droits des travailleuses et travailleurs du sexe en ce qui concerne le travail du sexe. Au contraire, la lutte contre la traite des êtres humains peut être renforcée à l’échelle mondiale lorsque le travail du sexe est dépénalisé.
Si la Cour accepte l’argument des requérants selon lequel des ressources insuffisantes sont allouées aux administrations responsables de l’application de ce système, elle considère toutefois que cela ne remet pas en question le choix du législateur français. Les parties et les intervenants tiers s’accordent sur l’impact positif de l’abrogation du délit de racolage et sur la dépénalisation des activités de prostitution qui en découle.